U.F.A.S - Union Française des Aides-Soignants

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De l’autre côté, le chemin de la vie...

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L’hôpital reste un lieu unique où le soin et l’acte fusionnent 24h/24. Cet univers, au bénéfice de tout Être Humain, a pour but de préserver la vie.

Il en va des actes médicaux ou chirurgicaux, des soins infirmiers composés d’actes techniques ou encore de soins de base nécessaires à l’entretien et à la continuité de la vie...

 

Le titre de " Soignant " prend toute sa dimension lorsque l’acte de soin est enrichi de valeurs humaines.

 

Il connaît la souffrance, que subit ses semblables, due à l’altération de la santé liée à la maladie, le handicap y compris le grand âge.

L’état pathologique fragilise la personne hospitalisée. Elle perd son autonomie et quelque fois son identité.

Rassurer, redonner goût à la vie, instaurer la confiance, informer, tranquilliser sont autant d’actions qui diminuent les turbulences de l’inquiétude et de la peur.

La démarche de soins doit intégrer en permanence la dimension relationnelle.

Le soignant est le témoin des mouvements d’une vie. Il est aussi confronté à la MORT. Il accompagne souvent l’" Être Cher " au bout du chemin, le cœur serré, sans pouvoir le dire.

Les soins palliatifs assurent la pérennisation d’une prise en charge du patient en fin de vie, au sein d’une unité. L’ensemble de l’équipe paramédicale et soignante y est sensibilisée et préparée.

Témoin du dernier souffle, il serait le dernier souvenir à la frontière de la vie.

La mise en situation professionnelle qualifie notre savoir-faire, mais aussi notre savoir-être.

Par dessus tout, le Soignant, " personne-ressource ", doit rester fort...

Soigner la vie pour qu’elle ne soit pas intolérable ou

soigner la vie qui s’en va !

La mise en œuvre d’une généralisation des soins palliatifs en milieu hospitalier reste confrontée à des difficultés et à des obstacles dont les plus importants sont budgétaires. Malgré tout, son développement a fait progresser l’approche des incurables et des mourants.

La souffrance qui nous semble pire que la mort reste un point plus qu’essentiel dans la conscience du soignant. Dans sa faiblesse, le soignant désemparé laisse pénétrer dans sa pensée l’euthanasie. Souvenons-nous de récits dramatiques et de sombres histoires humaines relatés par les médias.

L’euthanasie proprement dite est une décision d’ abréger la vie et donc de donner la mort. cet acte est illégal et répréhensible par la loi.

Généraliser les soins palliatifs est une nécessité et en la matière, il y a urgence.

Plus que jamais le moment est venu pour que ce choix soit fait pour l’intégrer dans l’ensemble du système soignant.

Les associations doivent rester fortes car c’est grâce aux initiatives de ces groupes que les soins palliatifs se sont développés par ci, par là, en France.

Il faut œuvrer sans relâche à la généralisation de ces soins indispensables pour la personne. Chaque moment de la vie nous apprend que c’est en donnant de nous mêmes que nous donnons véritablement.

 

Texte de Gérard REMIR Aide-Soignant et Vice-Président de l’UFAS avec la participation de Fabienne ALFOSEA Cadre de Santé C.H. de LENS

 

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