U.F.A.S - Union Française des Aides-Soignants

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Réingénierie du métier et formation des professions d aide-soignant et d'auxiliaire de puériculture...

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Madame la présidente, j’accuse réception de votre message concernant la mise en place par le Ministère de tutelle, d’une réingénierie du métier d’aide-soignant et d’auxiliaire de puériculture et de la formation. – Réingénierie : quel beau mot ! –

Cette annonce de réingénierie du métier va, sans aucun doute, faire « PSITT » auprès des professionnels. 


 Les réaménagements de ce métier aux contours mal définis, risquent d’être une belle « supercherie » à mon avis. (On se souvient que pour la réforme de la formation de 2005, à l’époque, le président du groupe de travail avait dit « On travaille au regard du décret de compétence infirmière et on en déroge pas »…)

 

En effet, les représentants d'intérêts particuliers influencent les décideurs publics dans le processus législatif et la France laisse volontairement cette profession face à un vide juridique qui laisse une porte ouverte au questionnement du « qui fait quoi ? » La France ne légifère pas par rapport à d'autres pays européens.

 

L'aide-soignant est issu d'un concept créé de toutes pièces et calibré, de sorte qu’il lui est attribué un statut de subalterne. Bien identifié dans un rapport de vassalité cette catégorie de personnel peut être considérée comme un personnel non affranchi.

 

Asservi, employé au mieux, il n'offre que des avantages et cela fait songer à un incontestable passé. L'aide-soignant est utile à tous ceux qui tirent le meilleur parti de lui ; il fait le "sale boulot" délaissé par l'infirmière, il est maintenu assigné à une domesticité soigneusement dissimulée et il est condamné à rester privé de décret de compétence. Certains s'assurent même de véhiculer une mauvaise image de lui...

 

On sait très bien que l'administration hospitalière a purement et simplement inventé cette catégorie de personnel qui, tôt ou tard, deviendra une « bonne patate bien chaude »...

 

 L'évolution socio-économique et le vieillissement de la population nous entraîne vers la plus grande prise en charge de tous les temps. Malgré cela on refuse, de part et d’autre, que l'aide-soignant soit mis en avant et qu’il soit inscrit dans un mouvement de refonte d'une nouvelle identité professionnelle. Le maintien du flou dans les textes est solidement gardé. L’ère des glorieuses continuent pour les uns et le jeu du bâton et de la carotte perdure...

 

On peut affirmer, tout de même, qu’accompagner les personnes dans les actes essentiels de la vie et notamment réaliser des soins d'hygiène et de confort est indissociable de l'activité de l’aide-soignant ; tout naturellement, ce rôle ne peut que lui revenir.

 

 Bien sûr à cette réunion il n’y aura pas de syndicat professionnel aide-soignant car il n’en existe pas. Toutefois, comme toujours, il y aura bien sûr les organisations syndicales classiques, les seigneurs timides et poltrons, qui ne sont pas pour une réelle reconnaissance du métier d’aide-soignant.

 

Malgré tout, être au service de la Santé c'est faire des démarches et des actions raisonnées, réglementées, légiférées pour le citoyen, pour l'homme dans sa dimension d'ETRE. L'aide-soignant ne s'occupe pas seulement d’une personne mais aussi d’un individu malade.

 

Pour conclure, on a constaté que pour certains il ne faut surtout pas parler de sujets qui dérangent ou qui fâchent, mais pour d'autres, comme moi, je pense qu'il faut échanger, faire savoir ce que l'on sait, et lutter.

 

Enfin, j’espère quand même que cette réunion ne va pas être conduite sous l’emprise de l’Omerta et que les travaux à venir vont se faire en toute équité pour que l’aide-soignant puisse répondre aux besoins en soins des populations en toute légalité et qu’il soit reconnu professionnellement à sa juste valeur par un décret de compétence.

 

Bonne réunion.

Gérard REMIR

 

Commentaires 

 
0 #4 Plombier Paris 6eme 28-08-2016 17:51
Je dois avouer que je ne comprenais rien et la c’est vraiment plus clair dans
ma tête avec votre article. Merci
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0 #3 papouille frimousse 23-05-2016 21:02
Il m'aura fallu un peu plus d'un an, mais le résultat est le même.
Ai beaucoup de mal à reprendre un poste d'AS.
:oops: :oops:
Les conditions de travail ne correspondent pas du tout à celles que l'on nous apprend à l'école.
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-2 #2 el beggar 18-02-2016 13:10
Bonjour,

Je dirais que tant que les AS sont obligés de travailler plus pour pour vivre décemment.

Si c'est juste pour glissement de tâches, la mission va être plus compliquée pour les AS et donc les victimes reste les même:les résidents ansi que les patients.

Je suis nouveau dans le métier, il a fallu juste 1 an pour que mes rêves du métier soit anéantis.

Je travailles avec des as (e), qui ont 30 40ans de service, et ils ont toujours eux 2 jobs pour subvenir à leurs besoins. quelle vie !!!!!!!!!!!!
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+1 #1 DALLIES 02-06-2015 15:10
Bonjour,

tout est dit il n'y a rien à ajouter !

bravo pour la rédaction

nous sommes d'accord

cdt

Serge DALLIES
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